Historique de la Ferme du chasseur

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L’histoire de la ferme racontée par M. Boutin, fondateur

Les cinq actionnaires du début de la compagnie croyaient naïvement qu’il suffisait d’entourer les forêts d’une clôture appropriée, de s’approvisionner auprès de différents éleveurs de sangliers, de chevreuils et de dindons sauvages, et puis de s’amuser à chasser les bêtes avec des clients dans les grands boisés de la ferme. Mais ce beau rêve, où s’entremêlaient loisir et rentabilité, a rapidement fait place à la réalité : celle d’une production agricole d’un nouveau genre.

Il a d’abord fallu planifier la construction d’une clôture de 10 pieds de hauteur qui devait courir sur plus de 25 000 pieds. Un seul soumissionnaire a accepté de fournir un prix : 375 000 $. Nous étions en 1982… Ne restait plus qu’à faire le travail nous-mêmes, étape par étape, parc par parc. Nos vacances et nos fin de semaine y sont passées. Ensuite, nous avons réalisé qu’il n’y avait pas de vrais éleveurs de gibiers capables de fournir les bêtes pour les opérations anticipées. Nous avons donc trouvé quelques beaux spécimens et nous avons assuré leur reproduction. Cependant, il fallait nourrir toutes ces bestioles.

Hunting farm

La ferme du chasseur

Nous habitions tous en ville et n’avions, reconnaissons-le, aucune expérience en agriculture. Heureusement, nous avons eu la chance de pouvoir compter sur mon père qui, m’ayant vendu sa ferme après une vie consacrée à l’agriculture, était heureux de pouvoir y habiter encore. Ça lui permettait de profiter de l’espace, de la forêt et, particulièrement, de l’érablière, où il adorait se trouver chaque printemps.

En mai 1982, un enclos d’un acre est donc construit au travers les arbres et les pierres, dans ce qui s’appelle la « rochière ». Sitôt la mise en place terminée, six sangliers y sont placés. Un autre parc d’une quinzaine d’acres est complété en septembre, et une quinzaine de chevreuils, achetés ici et là, y gambadent.

Avant la fin de cette première année, il ne reste plus qu’un entêté dans l’entreprise : moi, J. Alfred Boutin, fils de Léopold. La Ferme grandira au cours des 20 années suivantes, avec le concours de ma famille, de ma femme, de mes enfants et de mes amis, pour dépasser quelques 120 acres, avec un cheptel de plus de 500 têtes, qu’une fidèle clientèle, tant québécoise qu’internationale, se fera un plaisir de chasser.

Établi sur place au moment de ma retraite professionnelle, en 1997, j’ai vécu ici les espoirs et les joies reliées aux naissances et aux ventes, comme les autres agriculteurs entrepreneurs, mais aussi les peines associées à la maladie et à la mort.

Je vous souhaite la bienvenue dans ce merveilleux monde agricole à saveur de gibier, sur le domaine que j’ai construit pour mon plaisir et pour les prochaines générations.

La suite… raconté par Simon, propriétaire

En 2015, à l’orée de la quarantaine, j’étais à la recherche de nouveaux défis. Je travaillais alors pour Bell Canada, comme directeur. La coupure de mon poste en fin d’année m’a poussé à accélérer ma recherche. C’est de fil en aiguille que j’appris à découvrir la Ferme du chasseur.

Père de deux magnifiques enfants, Tristan et Mégane, j’avais de la difficulté à me lancer dans l’aventure par peur d’être incapable d’assurer un revenu adéquat pour mes enfants. En 2016, avec l’aide de plusieurs partenaires, j’ai finalement pris la décision d’acheter les actifs et d’aller au bout de mes rêves.

Je ne sais pas ce qui va se passer, mais je suis convaincu que, comme M. Boutin, je vivrai plusieurs aventures. J’ai déjà hâte de vous rencontrer, de vous faire découvrir ce territoire extraordinaire et de vous faire réaliser des chasses mémorables à la Ferme du chasseur.

BeauPanache

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